Qui est plus “fort” auprès du consommateur : la marque ou le produit ?
La réponse évidente, naturelle est la marque. Si on connaît bien une marque, on attend d’elle une qualité au niveau de ses produits mais il est également probable qu’on lui pardonnera quelques écarts. Il ne faut pas que cela se reproduise trop souvent car dans ce cas, notre déception passe du produit à la marque. Autant dire que la déception qui était passagère avec un achat raté se prolonge sur la durée (sur la marque) et alors il est beaucoup (beaucoup) plus compliqué pour la marque de se rattraper.
Revenons au coeur du sujet. Quel est le véritable rôle de la marque ?
La marque est né avec pour objectif de rassurer. Guy Kawasaki raconte l’histoire de 2 entreprises américaines, spécialisées en Audit qui dans les années 50 se concurrençaient. Toutes 2 étaient très bonnes. La seule différence c’est qu’alors que l’une souhaitait se développer grâce à ses compétences et au bouche à oreille, l’autre ajoutait à cette “stratégie” une publicité mensuelle dans le journal économique de la ville. Rapidement, cette dernière a pris le pas sur sa concurrente. Quelques années après, elle régnait sur la ville, puis sur la région avant de devenir une très grosse entreprise américaine tandis que sa première rivale est aujourd’hui une petite entreprise d’audit.
En quoi cette simple publicité a-t-elle fait la différence ? La répétition de la publicité a permis à cette entreprise d’acquérir une visibilité auprès de ses clients potentiels. Or, ces derniers lorsqu’arrivait le moment du choix entre les 2 sociétés choisissait systématiquement cette dernière. Pourquoi ? Parce que le fait de la connaître - au moins de nom - les rassurait : les gens connaissait la société, leurs patrons y compris, donc le risque de la choisir était moindre. Ce n’était pas forcément la meilleure société mais sans doute il était moins risquée de passer par elle. Les gens sont averses au risque, surtout lorsque leur job est en jeu !
Aujourd’hui, vous et moi sommes fidèles à nos marques de prédilection car nous savons quel produit ou service nous sera vendu. Les Mc Donald sont remplis d’étrangers qui ne souhaitent pas prendre le risque d’essayer un restaurant français et qui préfèrent aller déguster un hamburger. Ils savent ce qu’ils auront dans leurs assiettes !
La marque a acquis une puissance incroyable auprès du consommateur. Elle est souvent pour lui une référence dans son domaine. J’avais évoqué précédemment l’exemple de Cartier qui proposait des produits “d’entrée de gamme” car elle souhaitait devenir la référence - pour ces clients là - du luxe. D’ailleurs, pour leur deuxième achat, ils retournent… chez Cartier.
Mais pour autant, la marque ne suffit pas. Pour ne pas décevoir, elle doit faire en sorte que ses produits correspondent aux attentes de ses clients. Si vous séjournez à l’hôtel Georges V (un des 7 palaces parisiens), vous ne vous attendez pas à avoir du très bien ou même du parfait, vous vous attendez à avoir du rêve. Le produit (ou service) doit être au niveau de la marque.
Les marques le savent et font très attention à la mise en vente de leurs produits. Pourtant certaines (et c’est ce qui m’a donné l’idée de ce post) utilisent la marque pour proposer des produits moins bien adaptés. Un des exemples récents vient du jeu vidéo et d’une “saga” très appréciée : Call of duty. Cette série très particulière connait depuis son lancement un vrai triomphe (l’année dernière le 4ème volet s’est vendu à plus de 10 millions d’exemplaires). Or, Activision qui possède cette saga a décidé depuis le début de confier à tour de rôle à 2 studios de développement le soin de réaliser les épisodes. Un épisode, c’est la société Infinity Ward qui s’y colle, l’épisode suivant est réalisé par TreyArch. Or, ce dernier réalise systématiquement un épisode de “moins bonne qualité”. Donc un an sur 2, l’épisode est moins bon et les ventes moins bonnes aussi.
Je ne connais pas beaucoup d’entreprises qui fonctionnent de la sorte. Je trouve même cette organisation très étonnante ! Je peux tout à a fait concevoir cependant qu’il y ait des raisons économiques : une équipe n’est peut être pas capable de sortir un nouvel épisode chaque année ce qui résulterait dans un manque à gagner très important. Pour autant, créer une marque est tellement complexe !
Si vous connaissez d’autres entreprises qui ont un business model de ce type, n’hésitez pas ! Car j’avoue que ce système me laisse perplexe…
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J’ai découvert il y a quelques jours l’origine du Bloody Mary, le fameux cocktail. Je ne peux résister au plaisir de vous raconter cette anecdote. Et puis, comme on dit, cela permet en plus de briller en soirée.
François a évoqué il y a quelques semaines (
Je ne pouvais laisser passer cette information (ou alors je change d’url !) : Dans son dernier rapport trimestriel, Microsoft craint que son Business model soit en danger. Je vous rassure tout de suite, il n’en est rien, Microsoft a de beaux jours devant lui. Cependant, cette réflexion officielle est intéressante car elle souligne un changement profond de l’industrie informatique.
“An important element of our business model has been to create plateform-based ecosystems on which many participants can build diverse solutions. A competing vertically-integrated model, in which a single firm controls both the software and the hardware elements of a product, has been successful with certain consumer products, mobile phones and digital music players. We also offer vertically-integrated hardware and software products ; however, efforts to compete with the vertically integrated model may increase our cost of sales and reduce operating margins.”
Le mois dernier, on pouvait trouver un excellent article paru dans le journal Capital sur Cartier. Chiffres à l’appui, le business de Cartier est décortiqué. Que pouvons nous y apprendre ?
On ne parle que de lui en ce moment : The Dark Night. Le nouveau Batman, deuxième volet de la nouvelle saga de ce super héros, explose tous les compteurs aux Etats-Unis.
Nouvelle et excellente initiative de l’Oséo vient de lancer un espace de rencontre entre investisseurs et entrepreneurs sur son