juil 03

Vous n’avez pas eu de mes nouvelles depuis 2 semaines déjà.. Plein d’idées, plein de sociétés à décortiquer, plein de sujets d’actualité passionnant.. Malheureusement, quelques ennuis de santé m’ont cloué au lit ces derniers jours. J’espère que le pire est derrière moi et vous dit à très bientôt pour de nombreux nouveaux posts.

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juin 19

OséoNouvelle et excellente initiative de l’Oséo vient de lancer un espace de rencontre entre investisseurs et entrepreneurs sur son site.

Inspirée de la loi TEPA qui permet à ceux qui paient l’ISF de déduire 75% de leur impôt (dans la limite de 50 k€ par an) s’ils souscrivent au capital d’une PME, ce site a pour objectif de favoriser le rapprochement entre ceux qui souhaitent investir et ceux qui souhaitent soit entreprendre, soit développer leur PME.

Autre excellente initiative : les utilisateurs (entrepreneurs et investisseurs) ne sont pas obligés de révéler leurs identités dès leur inscription. Pour ceux qui souhaitent garder l’anonymat, c’est donc possible jusqu’au moment de la rencontre !

Après un mois de lancement, 1 000 PME et 2 000 investisseurs se sont inscrits.

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juin 17

L'EntrepriseExcellent article ce mois-ci de Philippe Bloch (fondateur de Columbus Café) dans L’Entreprise. Il y parle d’entrepreneuriat et de récession. Pour en parler, il reprend un adage célèbre à Broadway pour les acteurs qui veut que les acteurs ayant réussi à New York, peuvent réussir partout. Il en va de même pour l’entrepreneuriat : réussissez pendant une période de récession et vous réussirez n’importe quand.

On ne peut effectivement dire que la période actuelle soit idéale pour entreprendre : prix de l’essence, coûts des matières premières, des soins et de l’énergie… La baisse du pouvoir d’achat est dans tous les discours, toutes les têtes. Conséquence : la consommation baisse. Pas idéal pour l’entrepreneur qui souhaite se lancer.

Cependant, ce n’est pas réellement un problème (au mieux, c’est une excuse) : certes une économie en pleine croissance aide mais elle ne fait le projet, ni les hommes. Et l’importance de la réussite d’un projet passe souvent par le timing du projet par rapport à son marché. A vous de voir si le marché est à maturité pour votre projet. Si c’est le cas, alors votre projet sera couronné de succès.

Rien ne sert d’attendre pour entreprendre ! Au contraire, se lancer dans une économie morose a des avantages :

  • Volonté de faire les choses bien,
  • Focus porté sur le commercial,
  • Attention portée aux dépenses,
  • Optimisation de ses investissements,
  • Concurrence moindre car il y aura toujours ceux qui seront frileux.

Je finis de vous convaincre (je l’espère) avec quelques noms de succès qui se sont lancés en période de récession : IBM, UPS, General Motors, Walt Disney, HP, Toys R Us, Microsoft, Wikipédia… Ça va mieux ?

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juin 16

JambonQui n’a jamais été spammé ?

Personnellement, quand je regarde les centaines voire milliers de spam qui sont bloqués tous les mois par mon adresse de messagerie, j’en reste abasourdi.

Un petit retour sur l’histoire du SPAM. On le doit à un homme du marketing de DEC qui en 1978 envoie un courrier à 600 personnes via l’ancêtre d’Internet (l’Arpanet) pour le lancement d’un nouveau produit. Aujourd’hui, les spams se camouflent partout : msn, musique, mails, docs pdf, etc. Ils envahissent même les téléphones portables !

Et d’où vient le mot SPAM ? Il vient d’un sketch des Monty Python où ils jouaient des vikings mangeant du jambon en boîte de la marque Spam. Cela a d’ailleurs porté atteinte à la société Hormel Foods qui possède la marque.

Aujourd’hui, le FBI chiffre à 239 millions de dollars l’argent détourné à travers le SPAM aux USA en 2007.

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juin 15

iPhone 3GL’annonce est tombée cette semaine : le nouvel iPhone (l’iPhone 3G) arrive le 11 juillet (le 17 en France). Que peut on en dire ?

La première chose est qu’il arrive vite ! Le premier était arrivé en septembre dernier (en novembre en France), le second arrive donc à peine 1 an après. Qu’apporte-t-il de nouveau ?

  • La 3G : c’était nécessaire pour imposer l’iPhone comme le smartphone. Depuis cette annonce, les analystes sont d’ailleurs plus qu’ambitieux ! En effet, certains annoncent que ce ne sont pas 10 millions d’iPhones qui pourraient trouver preneur mais entre 20 et 25 millions ; et en 2009, entre 40 et 50 millions ! Ca correspondrait à une augmentation du CA d’Apple de 2,7 m$ en 2008. L’iPhone atteindrait en 1 an les volumes que l’iPod a pris des années à atteindre !
  • Le GPS

Finalement, les innovations sont peu nombreuses et attendues. Aussi, le design de l’appareil est à peine différent. Pour certains, ils auraient du même sortir avec la première génération d’iPhone. Plus intéressant, le business model de l’iPhone est en train d’évoluer, principalement pour 2 raisons (le point 2 est une interrogation) :

  1. Il n’y aura plus d’exclusivité : finis les revenus partagés avec les opérateurs, l’iPhone rentre dans le rang. Il n’y aura donc plus d’exclusivités pour les opérateurs. Enfin, pour les nouveaux modèles.. En effet, pour les anciens modèles, le business model ne change pas. Si on résume, on a donc 2 business model actuellement pour l’iPhone, un classique et un nouveau qui a priori n’a pas fait ses preuves. Autre implication : on reviendrait à un modèle classique avec des prix pour l’appareil d’Apple fonction de la subvention des opérateurs.
  2. Autre point intéressant : Orange brade actuellement la première génération d’iPhone. On peut donc légitiment concevoir qu’Orange a acheté un volume d’iPhone qu’ils n’ont pas réussi à écouler. Le nouveau modèle imposera-t-il de nouvelles contraintes en termes de volume de téléphone ? Si quelqu’un a la réponse…
  3. Deuxième évolution majeur du modèle, l’ouverture de la plateforme. Apple a mis à disposition il y a quelques mois une plateforme pour permettre de développer des applications sur iPhone. Steve Jobs - et c’est un signe - a décidé de présenter son nouvel iPhone à la conférence des développeurs de San Fransisco. Une bonne partie de la présentation a d’ailleurs tourné autour des nouvelles applications sur iPhone et notamment les jeux vidéos avec un sacré partenaire puisqu’il s’agit de Sega. Les jeux vidéos seront vendus près de 10$.

Apple a donc décidé de changer son modèle : plus de contenus, plus de services payants et la fin des revenus partagés. Il sera intéressant de voir si Apple réussit à développer son contenu et en faire une source fiable de revenu (ce qu’ils ont réussi à faire avec la musique puisqu’ils sont passés premiers distributeurs de musique en ligne devant WallMart). On parle beaucoup de la concurrence que pourrait représenter l’iPhone pour la Nintendo DS (près de 80 millions de ventes dans le monde quand même…). On saura rapidement si les développeurs suivront… ainsi que les ventes !

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juin 08

Le Championnat d’Europe de football a débuté hier soir avec ses deux premiers matchs. D’une durée de 3 semaines, elle va consacrer une équipe le 29 juin prochain. Si on parle régulièrement des recettes du Championnat du monde de Football ou des Jeux Olympiques, quels sont ceux des championnats d’Europe. D’ailleurs, de quoi parle-t-on exactement lorsqu’on parle de recettes ? Il s’agit des revenus de l’UEFA (droits télévision et marketing).

Je vous propose 2 lectures.

Une première où l’on regarde les évolutions des recettes du Championnat d’Europe :

  • 1992: 61 M€ de recettes,
  • 1996 : 221 M€ de recettes (362% de croissance),
  • 2000 : 345 M€ de recettes (156% de croissance),
  • 2004 : 743 M € de recettes (215% de croissance),
  • 2008 : 1 235 M€ de recettes (166% de croissance).

Soit en 16 ans 2 024% de croissance !

Deuxième lecture : comparons cette recette à celles de la Coupe du Monde et des Jeux Olympiques. La Coupe du Monde 2006 a rapporté 1,95 m€ (soit 50% de plus que le Championnat d’Europe) et les Jeux Olympiques de 2004 avaient rapporté 2,1 m€ (les experts annoncent une croissance des revenus de 40% pour Pekin 2008). Au final, le Championnat d’Europe est très rentable : les matchs sont moins nombreux (31 matchs contre 63 matchs en Coupe du monde). Donc la retransmission est plus coûteuse, le match plus “rentable”.

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juin 04

Quoi de mieux qu’un exemple ? Je vous propose Amazon. Tout le monde connaît le site de vente en ligne de produits culturels le plus important au monde. Voilà à quoi ressemblait Amazon à ses débuts !

Amazon début

C’est pour cela que lorsque l’on juge un projet, on juge avant tout l’entrepreneur. On m’a donné un jour une définition qui m’a marquée : une entreprise, c’est des hommes et des capitaux.

C’est un peu résumé mais cela montre assez bien la position de l’entrepreneur en face de l’investisseur. Vous avez les 2 sujets clés : les hommes et les fonds. Ceux qui financent vont - avant même de juger le projet - porter un œil acéré sur les porteurs du projet. Car le projet évolue. Si les hommes sont bons, ils sauront faire évoluer leur projet et l’adapter. Or, le projet évolue ou plutôt doit évoluer !

Souvenez vous d’Amazon. Ce sont les hommes qui font le projet.

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juin 01

GreveQuid de plus pénible pour un français qu’une grève généralisée de la RATP ou de la SNCF ? Dès que les syndicats ont une revendication, plus un seul métro ne fonctionne. Un enfer. On se souvient des grèves de 1995 qui avaient coûté à Alain Juppé son poste de premier ministre ou plus récemment des grèves de début d’année 2008.

Il ne faut cependant pas croire que la RATP ou la SNCF n’essaient pas de prévenir ou même de guérir. Les méthodes sont multiples et se complètent avec un objectif global : pouvoir desservir les grands axes (parisiens si l’on prend Paris comme exemple) quitte à ce que les usagers aient à faire un changement ou même marcher pour atteindre leurs destinations. La RATP est une énorme entreprise, chaque ligne représentant à elle seule une société avec ses objectifs, clients, équipes, etc.

Alors comment faire quand une grève se prépare ?  La RATP fonctionne essentiellement sur 3 principes :

  1. Privilégier les axes transversaux (Ligne 1 La Défence - Porte de Vincennes, Ligne 4 Porte de Clignancourt - Porte d’Orléans, etc.) : l’idée est simple, permettre de se déplacer verticalement et horizontalement et ainsi pouvoir se rapprocher plus ou moins de chacun des quartiers avec uniquement 2/3 lignes fonctionnant correctement. La RATP privilégie quelques lignes auxquelles elle assigne ses ressources afin de permettre à ses usagers de se déplacer “globalement”. La prochaine fois qu’il y aura une grève, prêtez attention et vous verrez que ce sont toujours les mêmes lignes qui fonctionnent et les mêmes qui ne fonctionnent pas. Mais où la RATP trouve-t-elle des ressources ?
  2. Ceux qui ne font pas grève : il y a ceux qui font grève, ceux qui ne la font pas. Notamment les jeunes. Ces derniers, en période d’essai ou en période d’examen pour devenir conducteur, ne font pas la grève. La RATP s’assure d’avoir un minimum de personnes dans ces cas là et les met systématiquement sur les lignes principales pour être sûre qu’en période de grève, il y aura un minimum de conducteurs sur ces lignes.
  3. Mais cela ne suffit pas. Il faut plus de personnes. La troisième étape du système de la RATP prévoit des volants. Qu’est ce qu’un volant ? C’est une personne qui remplace une autre personne en cas de besoin (absence, maladie, retard, grève). Il s’agit d’un groupe de personne qui est utilisé par la RATP pour compenser les absences, notamment pendant les grèves. A Paris, il y aurait 60 volants. En période de grève, une entreprise n’a pas le droit d’embaucher pour compenser les absences. C’est pour cela que la RATP s’est constitué un groupe de salariés (oui oui, ils sont payés à l’année) qui travaillent les jours de grève afin d’en limiter l’impact. Imaginez le coût ! Pour 60 personnes, on peut imaginer que le coût se monte au moins à 1,5 M€ annuel (25 k€ chargés x 60).

Alors pourquoi ne pas recourir systématiquement aux lignes automatisées comme la Ligne 14 ? Essentiellement pour des raisons humaines… Etonnant ?

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mai 30

SingeMettez 4 singes dans une grande cage dont l’ouverture se situe en haut. Dressez une échelle du bas de la cage jusqu’à l’ouverture de la cage. Vous allez voir un premier singe monter en haut de l’échelle et tenter de sortir. Cependant, pour l’expérience, vous avez électrifié le grillage à pousser pour ouvrir la cage. Le singe touche la cage, se fait électrifié et redescend immédiatement. Le second singe fait la même expérience ainsi que les 2 suivants. Ces derniers vont essayer encore une fois ou 2 et très rapidement, ils abandonneront n’essayant plus de sortir de la cage.

A présent, sortons un des 4 singes de la cage et introduisons un nouveau singe. Le premier réflexe de ce singe va être d’essayer d’ouvrir la cage. Cependant, il n’en aura pas l’occasion car les 3 autres singes vont l’en empêcher, lui transmettant le message qu’il ne faut pas.

Quand un groupe se crée, des valeurs se créent autour de ce groupe. Le groupe crée sa culture. En entreprise, c’est la culture d’entreprise. Je vous en propose une définition : La culture d’entreprise est un ensemble de règles non écrites qui influencent le comportement, les relations avec les autres et donc la performance de l’organisation.

Je discutais récemment du management des passionnés. On me demandait si gérer des passionnés était complexe et surtout si les passionnés se mélangeaient bien avec les autres types de salariés. La réponse est simple en fait : votre culture d’entreprise doit créer une unité. De toute façon, par définition, elle le fait. A vous de voir ensuite si votre culture correspond aux valeurs que votre entreprise doit véhiculer. Votre entreprise est un tout, la culture est son ciment.

Alors quelle est la culture de votre entreprise ? Performance ? Indépendance ? Entrepreneuriat ? Expérience ? Commercial ? Travail en équipe ?

Pour ceux qui souhaitent faire évoluer leur culture, des outils existent. Notamment la pyramide du C-Sort : On demande aux personnes clés de l’entreprise de définir d’une part la culture actuelle de l’entreprise, d’autre part la culture que devrait avoir idéalement l’entreprise. Comment ? Une cinquantaine de valeurs d’entreprise prédéfinies sont proposées. Deux pyramides dont proposées (l’une pour la culture actuelle, l’autre pour la culture idéale), composées d’autant de blocs que de valeurs. L’objectif est de remplir ces blocs sachant qu’ils ont plus ou moins d’importance selon que vous les placiez de gauche à droite de la pyramide. Ceux à gauche ont une très forte influence dans la culture de l’entreprise, ceux à droite en sont aux antipodes.

Une fois ces valeurs placées, apparaissent les différences entre les pyramides et donc entre la culture réelle et celle souhaitée. Des outils complémentaires permettent de vous aider dans la compréhension de ces différences. Ensuite, à vous (aidé ou pas par un expert) de faire évoluer votre culture.

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mai 28

OrangeUne question simple : De quelle couleur est une orange ? La réponse est évidente. Autre question : Quand vous achetez une orange, comment la choisissez vous ? Vous choisissez celle qui a le plus bel orange parce que c’est celle qui paraît le plus mûre et donc la plus appétissante.

Or, il faut savoir que la plupart des oranges lorsqu’elle sont récoltées ne sont pas oranges mais vertes. On les asperge de colorant pour les rendre orange. Donc en fait, en tant que consommateur, nous choisissons tous notre orange sur de mauvais critères.

Cela nous apprend 2 choses :

  • Ne pas s’arrêter aux a priori : si vous entreprenez, ne croyez pas que les choses sont établies. Ce sont ceux qui pensent qu’il y a plein de choses à faire qui font mieux que les autres. Regardez Mc Donalds qui a révolutionné le monde de la restauration, Nintendo qui a changé le monde du jeu vidéo (qui pensait que les jeux vidéos n’étaient réservés qu’aux jeunes ?) ou encore Google qui pensait qu’il restait des choses à faire dans les moteurs de recherche (alors que Yahoo et Altavista maîtrisaient complètement le marché). Ne croyez pas tout savoir. Remettez tout en cause car tout reste à faire.
  • Il faut connaître son business : les consommateurs veulent que leurs oranges soient oranges. C’est le symbole qu’elles sont juteuses. Il est donc essentiel de les colorer, c’est une évidence marketing. Plus globalement, il est clé de comprendre chacun des rouages de son entreprise. Pas forcément essentiel d’être un expert mais au moins bien comprendre quels sont les tenants et aboutissants de chacun des rouages car ce sont eux qui définissent la réussite de votre business et la qualité de votre business model.

N’oubliez pas l’orange : sa couleur est un mystère pour certains, une évidence marketing pour d’autres.

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